L’indice S&P 500 reflète-t-il encore l’économie ? Nick Colas de DataTrek donne son avis

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L’indice S&P 500 reflète-t-il encore l’économie ? Nick Colas de DataTrek donne son avis

Nick Colas, cofondateur de DataTrek, affirme que la tech et les grandes entreprises technologiques représentent désormais environ 50 % du S&P 500. Il estime que cela fait de l'indice un indicateur moins pertinent de l’économie qu’il ne l’a jamais été.

Colas est intervenu lors de l’émission Closing Bell Overtime sur CNBC jeudi, alors que le rendement du Trésor américain à 10 ans est passé sous la barre des 5 %. Cette baisse est perçue par certains comme un soulagement, et par d’autres comme un signe de ralentissement de la croissance.

Pourquoi les rendements ignorent-ils le pétrole, selon Nick Colas ?

Colas a expliqué que le pétrole et les rendements obligataires ont évolué de concert pendant environ dix ans. Cependant, selon lui, ce lien s’est rompu à la mi-septembre, le pétrole ayant baissé tandis que les rendements continuaient d’augmenter.

Il attribue plutôt ces mouvements à l’IA. Il explique que les anticipations de baisse du financement pour l’IA font baisser les taux d’intérêt réels, c’est-à-dire les rendements ajustés de l’inflation.

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En parallèle, les investisseurs évaluent également un possible ralentissement des investissements dans l’IA.

Par ailleurs, il souligne que l’économie en K, où les hauts revenus prospèrent tandis que d’autres stagnent, demeure d’actualité. Selon lui, le retrait d’introductions en Bourse (IPO) pourrait réduire le nombre de personnes aisées en haut de la lettre K.

La mainmise de la tech sur l’indice est-elle permanente ?

Colas attribue cette transformation à la loi de Moore, qui constate que la puissance des puces augmente de façon régulière alors que les coûts restent stables.

D’après ses calculs, la part de la tech dépasse aujourd’hui les quelque 28 % du pétrole en 1980 ainsi que les 30 à 32 % de la tech en 2000.

À propos d’une éventuelle diversification du marché, Colas évoque une condition.

« tant qu’aucun autre secteur ne sera capable de doubler sa puissance tous les deux ans pour chaque dollar. »

Nick Colas, s’exprimant sur CNBC

À l’inverse, Torsten Slok, économiste en chef chez Apollo, a soutenu que la bulle technologique des années 1990 était plus petite que l’actuelle bulle de l’IA. Il a défendu ce point de vue dans une présentation réalisée en septembre 2025.

Quelle stratégie DataTrek recommande-t-il à ses clients pour se prémunir contre la concentration ?

Colas explique que DataTrek conseille aux clients inquiets de s’intéresser au S&P 500 équipondéré, qui accorde à chaque entreprise la même part dans l’indice.

Il note que l’ETF Invesco S&P 500 Equal Weight (RSP) comprend environ 16 % de sociétés technologiques.

Il apprécie également le secteur de la construction de logements, qui, selon lui, est à la traîne depuis 2025. Un allègement du crédit immobilier serait favorable à ce secteur, ajoute-t-il.

Si Colas a raison, l’indice suivi par la plupart des investisseurs continuera de refléter l’économie des semi-conducteurs davantage que l’économie globale. Cette dichotomie est au cœur du débat sur la bulle IA, où certains y voient une question structurelle et d’autres un excès.

Lisez l’article original L’indice S&P 500 reflète-t-il encore l’économie ? Nick Colas de DataTrek donne son avis par Darryn Pollock sur fr.beincrypto.com